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L'Adieu à l'Automne

L'avant-garde polonaise

Gilles Costaz, Webthea, 25 janvier 2014 

Après un accord entre Jon Fosse et Elizabeth Czerczuk, Rêve d’automne est devenu L’Adieu à l’automne. La pièce de Fosse, qu’on a pu voir montée en France par divers metteurs en scène, de René Loyon à Patrice Chéreau, place dans un cimetière une série de personnes qui se rencontrent aux hasards des enterrements et de leurs promenades. Elizabeth Czerczuk a pris le parti de ne garder que deux personnages : un couple qui s’est aimé et se retrouve, déchiré par des sentiments lointains, ému par ces retrouvailles, cerné par la mort qui effleure tous les passants.

Dans le jeu comme dans la mise en scène, Elizabeth Czerczuk s’affirme comme une héritière des grands novateurs polonais de la scène européenne : Grotowski, Kantor. Ceux qui n’ont pas ces références en tête risquent d’être surpris. Ce style-là n’a rien de commun avec ce qui se fait en France. Il bannit le réalisme et met au premier plan l’arrière-plan : le secret, le symbole, tout en développant une gestuelle très prononcée et très concrète. Pendant la représentation, les feuilles mortes envahissent la scène et des brouettes de terre sont déversées. A côté des deux protagonistes, un esprit, l’esprit de l’homme joué par Eric Nicolas, rend perceptible un peu de ce que le texte garde caché sous ses mots. L’homme et la femme dialoguent, mais sont aussi entraînés par leurs corps pris dans une chorégraphie sensuelle et audacieuse.

Oisin Stack incarne le personnage masculin d’une manière sobre et compacte, propre au climat de cérémonie qui règne ici. Elizabeth Czerczuk est la flamme du spectacle, avec un jeu hiératique, intense et physique. Elle sait passer de la parole à l’action dansée. Son « théâtre laboratoire », dont elle est la première expression, a beaucoup de choses à nous dire, quitte à nous dérouter.

L'Adieu à l'Automne

Gérard Noël, Regarts.org21 décembre 2013


Dans un espace boisé, un jardinier déplace des feuilles. Il est torse nu et masqué. La musique résonne, qui ne nous quittera plus. Les deux personnages principaux, un homme brun et jeune et une femme blonde, évanescente, se rencontrent ici, chacun porteur d’une boite transparente emplie de feuilles mortes. On le voit, le nouveau spectacle joué, dirigé et chorégraphié par Elisabeth Czerczuk ne respire pas la joie de vivre : et pour cause, le texte en est de Jon Fosse. Sur la base de dialogues entre ces deux figures, on a construit une fiction symboliste  et  dansée. Le fond en est la présence/absence de chacun des personnages. Il y a des mouvements lents, dansés, des silences, et les phrases belles et répétitives de Fosse par là-dessus.

On croit comprendre que les deux qui se rencontrent dans un cimetière, se plaisent malgré le deuil qui les frappe. Elle : «Même si tu n‘étais pas là, tu étais là.» Plus loin, il lui dit : « Moi et ce que j’appelle l’amour, sommes assis là en pleurant. » Il y a aussi le récit d’un viol dans ce même cimetière et son refus à lui (l’homme) quand elle voudrait faire l’amour. Du coup, elle est renvoyée à la fange, aux feuilles, à la poussière dans laquelle elle se roule.

Le côté hiératique du personnage masculin convainc, comme la blondeur et la fragilité du personnage féminin, mais, en dépit de la beauté de certaines séquences, on reste un peu sur sa faim. Daniel Mesguish disait à propos d’Elisabeth Czerczuk : « J’ai été étonné de ce que chacune de ses actions sur scène fût à ce point sentie, ressentie, tenue ; retenue aussi (…) Oui, c’est son absence qui est sa plus grande présence… » Pas faux. À travers cette démarche exigeante, il y a une part d’ombre, un mystère. On peut, au choix, trouver cela pesant et cérébral ou bien s’abandonner (voire s’adonner) à la noirceur de ce spectacle : amer comme de l’Edgar Poe, distancé comme chez Claude Régy et symboliste comme un Maeterlinck revisité.

L'Adieu à l'Automne

Martine Piazzon, Froggy's Delight, 22 novembre 2014

Comédie dramatique d'après une pièce de Jon Fosse, mise en scène de Elizabeth Czerczuk, avec Elizabeth Czerczuk et Delry Guyon.

Après le captivant et atypique spectacle "Matka ou la mère maquerelle" qui appliquait la théorie de la Forme pure élaborée par Stanislaw Ignacy Witkiewicz, la comédienne, dramaturge et metteuse en scène Elizabeth Czerczuk présente une adaptation de "Rêve d'automne" de Jon Fosse dans une forme qu'elle explore et travaille de manière récurrente destinée à "faire percevoir, par l’acte théâtral, la présence d’une autre réalité derrière les sensations immédiates".

Ce qui se traduit par une hybridation artistique qui ne correspond pas à la pratique contemporaine de la pluridisciplinarité mais ressortit au théâtre expérimental des avant-garde du début du 20ème siècle, notamment celui affilié au surréalisme, s'inscrit dans l'héritage des réformateurs polonais et tend au théâtre total par l'inclusion de la musique et de la danse.

Pour le spectateur, cela implique de faire abstraction des codes de la représentation et de jeu usités sur les scènes contemporaines pour se laisser immerger, avec, si possible cette innocence du bienheureux candide, dans une autre dimension en synergie avec les émotions véhiculées par les acteurs.

Ce théâtre chorégraphié régi par une gestuelle expressionniste appuyée, qui toutefois s'affranchit du réalisme, sied à la partition de Jon Fosse dont la situation repose sur le ressassement de traumatismes émotionnels par des personnalités mélancoliques porté par un verbe minimaliste.

"L'Adieu à l'Automne" se concentre sur deux des personnages de la pièce originelle, un homme et une femme qui se sont aimés, puis quittés et se retrouvent inopinément dans un cimetière. Leur amour peut-il revivre et combler leur douloureuse solitude et l'effrayante finitude de l'être ?

En fond de scène des images projetées d'arbres noirs, un plateau jonché de feuilles mortes et un tumulus de terre, des lumières ténébreuses de Sharron Printz présagent de la nuit qui va engloutir le couple interprété par Elizabeth Czerczuk et Delry Guyon après l'acmé d'un pas de deux sur un tango déstructuré composé par Matthieu Vonin qui signe la partition musicale hypnotique qui accompagne ce huis-clos qui convoque Eros et Thanatos.

La présence et l'intervention de figures de l'ombre, matérialisées par la présence fantomatique des danseurs Khaly Hammar et Hayssam Hoballah, introduisent un élément d'inquiétante étrangeté qui accentue le décrochage du monde visible.

Ce spectacle atypique qui constitue une curiosité, au bon sens du terme, au regard de la scène actuelle est assurément à découvrir et à soutenir.

L'Adieu à l'Automne

Simone Alexandre, TheatrAuteurs, 24 novembre 2014

N'étant pas particulièrement fan de Jon Fosse, je pense que c'est la Providence qui a guidé mes pas ...

Le Théâtre Laboratoire d'Elizabeth Czerczuk est vraiment un lieu à découvrir pour sa beauté mais également et surtout pour ce qui est produit par cette jeune femme venue de Pologne au sujet de laquelle le terme de " charme slave " n'est pas un vain mot.

Adepte de la théorie de Jerzy Grotowski lequel valorisait le corps au profit de la dramaturgie, c'est une expression pluridisciplinaire qu'elle nous propose. Nous avons trop l'habitude en France de ranger les artistes dans de petites cases qui font qu'une fois l'étiquette collée, ceux-ci restent prisonniers d'un rôle, sans cesse redemandé, éternellement répétitif.

Ici de savants jeux de lumière mettent en valeur la beauté sauvage du paysage tandis que les personnages jouent et dansent en complémentarité. Nous flirtons constamment avec le rêve et le symbolisme s'invite par le biais de deux valises transparentes évoquant le passé dont chacun est habité. Le décor étant celui d'une tombe située dans la forêt à l'automne, sont-ils morts, sont-ils vivants ou uniquement l'un des deux ? ... Sont-ce des âmes errantes pour l'éternité à la recherche l'une de l'autre ? ... Eros et Thanatos connaissent seuls la vérité.

Le spectacle est d'une beauté à couper le souffle et bien plus que le bienvenu en une époque où nous n'avons que trop tendance à tirer l'expression vers le bas.
Or pourquoi aller au théâtre si ce n'est pour avoir une vision, hélas trop éphémère, de la beauté ? Ce spectacle là pourrait se regarder en boucle tant il subjugue le spectateur qui se voit proposer ici ce qu'il recherche sans cesse mais ne trouve pratiquement jamais.

Faites vite car hélas, cela ne se joue que jusqu'au 30 Novembre mais peut-être ce moment exceptionnel bénéficiera-t-il d'une prolongation ou sera-t-il suivi d'une reprise ? C'est notre vœu le plus cher.

L'Adieu à l'Automne

Laetitia Della Torre, Chaaabert !, 3 décembre 2014


Si par une soirée humide vous vous aventurez du côté du 12ème arrondissement, si vous tendez un peu l’oreille, il est possible que vous entendiez résonner quelques accords de tango. Et si vous êtes plus attentifs et que vous vous laissez guider par cette mélodie mélancolique, vous vous retrouverez alors au Théâtre Laboratoire à regarder le dernier spectacle programmé par ce lieu dédié à la culture polonaise, à savoir « L’Adieu à l’automne ». Cette création, au nom triste comme le sont toujours les jolis noms, s’inspire librement du texte « Rêve d’automne » de Jon Fosse. Du drame original n’a été conservé que le couple d’amoureux interprétés par Elizabeth Czercuk et Delry Guyon auquel vient se mêler une présence mystérieuse, mi-fossoyeur et mi-passeur, incarnée par le danseur Khali Hammar. Mais le résultat est tout sauf minimaliste. Bien au contraire. C’est un moment fort en lyrisme et en émotions que l’on a pu passer ce soir-là. Un lyrisme déjà présent dans leur dernier spectacle programmé, « Matka », mais que « L’Adieu à l’automne » porte à son incandescence. Si « Matka » était ivresse et tourbillon, temps cyclique, « L’Adieu à l’automne » est effectivement une errance chancelante, tout en instants suspendus. Si « Matka » était grinçant et ricanant, « L’Adieu à l’automne » est beau comme peut l’être le désespoir.

« Et je m’en vais/Au vent mauvais /Qui m’emporte/Deçà, delà/ Pareil à la /Feuille morte »

Une rencontre d’outre-tombe

Dans un cimetière un soir d’automne – ou peut-être est-ce une nuit ? – au milieu des feuilles mortes et des arbres, grandes mains osseuses derrières lesquelles se profilent des ombres, se tient immobile une femme. Elle erre un peu, attend un homme qu’elle a aimé autrefois. Pourquoi se retrouver là maintenant après toutes ces années dans un lieu a priori si peu propice aux rendez-vous ? Mystère. L’un a pensé à l’autre et ils se sont retrouvés là et c’est tout. On ne sait qui ils sont, on ne sait d’où ils viennent, ni où ils vont; d’ailleurs ils n’ont nulle part où aller.

Tous deux traversent le plateau dans un étrange demi-sommeil, comme s’ils revenaient d’ailleurs, de très loin, peut-être d’un autre monde, chargés de sentiments trop lourds qui s’échappent par bribes, lentement, presque douloureusement. Ils sont hantés par leur propre finitude, par leur future séparation irrémédiable. Ils ne parviennent jamais à s’étreindre parfaitement, malgré que tout ne soit qu’enlacement. Jamais ils ne se retrouveront tout à fait malgré qu’ils ne désirent qu’être ensemble. Jamais ils n’échangeront un seul regard, malgré qu’ils soient côte à côte. Couple paradoxal. Elle dit qu’elle veut le toucher. Elle avance droit devant elle, les mains tendues effleurant le vide.

Innocence de ce couple, presqu’enfantin, malgré tout ce que le désir et l’amour peut avoir de trouble, malgré leur lucidité amère de leur propre fragilité. Ils ont la fixité de ceux qui contemplent des abîmes, abîmes de souffrance, d’amour, de vide et de mort. Leur lenteur est spectrale. Ils ont presque un pied dans la tombe, à la fois fascinés et effrayés par leur propre finitude et on ne sait plus très bien, en fin de compte, s’ils sont morts ou vivants.

La mort prise à cœur

On ne fera pas de jeu de mot stupides à partir du nom de cet auteur norvégien et de la grande faucheuse. Ce n’est pas le moment de blaguer les enfants. Car vous avez sûrement compris qu’il est dans « L’Adieu à l’automne » question de ce vieux couple impérissable formé par Eros et Thanatos. Nos deux amants sont simplement hantés par leur condition de mortel. Si certains s’aveuglent, paraîssent presque l’oublier cette faucheuse-là, si d’autres savent qu’elle n’est jamais loin, mais restent paralysés dans un silence effrayé, ne la nomment jamais et font tout pour l’oublier, d’autres encore, comme le semblent être nos deux amants, en sont obsédés, fascinés et ressassent inlassablement à son sujet. « L’Adieu à l’automne » est ainsi une longue méditation douloureuse sur la façon dont l’amour s’inscrit face à la mort. Comment aimer quelqu’un si l’on est hanté par sa propre fin ? Quand on sait que tout absolument tout s’éteindra nécessairement un jour ? L’amour ne semble être que quelques petits battements de cœur ridicules face à l’éternité. Vertige…

« Le fait qu’écrire, écrire bien, s’apparente, comme on l’a dit, à une prière, me semble tout à fait évident. Mais cela paraît alors comme une sorte de prière presque criminelle. » Jon Fosse.

Mais Jon Fosse ce n’est pas Emil Cioran. S’il a été influencé par Beckett et Tarjei Vesaas, si sa mélancolie imprègne chaque page, chaque mot, s’il balbutie plus qu’il ne vitupère, s’il interroge inlassablement la perte, tout n’est pas perdu. Et quand un critique en vient à lui demander « comment la notion d’espoir s’inscrivait dans ses pièces », l’intéressé répond que « la question [était] judicieuse » mais qu’il était « incapable de (…) l’expliquer ». Bref… On n’est guère avancé… Mais, au moins, on sait maintenant qu’il y a un tout petit truc dans le théâtre de Fosse, un petit truc qu’il arrive lui-même difficilement à définir, qui fait que tout n’est pas perdu. Qu’est-ce donc ? Pour un spectateur sceptique, purement matérialiste et rationnel, pour beaucoup d’entre nous cela paraît difficile à entendre, mais chez Jon Fosse, il n’y a jamais de réelle disparition et ce malgré l’ombre omniprésente de la mort : « Tout a disparu / Et il n’en reste rien / Et pourtant / oui / bref silence / oui c’est là / sous une autre forme / en quelque sorte ». La frontière entre vie et néant et toujours quelque peu poreuse chez cet auteur. Et tout n’est pas noirceur. On peut trouver chez lui, en cherchant bien, une forme d’apaisement aux au cœur même des ténèbres : « Désormais je n’ai pas peur / Désormais je ne suis pas lourd […] / Je ne suis plus qu’un mouvement / Je suis parti avec le vent » déclare l’un des personnages de « Je suis le vent ». Mais surtout dans « L’Adieu à l’automne », la chair n’est jamais morte, il y a quelque chose d’à la fois paralysant et d’exaltant dans ce spectacle et, aux frissons d’horreurs et obsessions morbides se mêlent une sensualité trouble qu’exprime la danse du tango. Mort et amour ne s’opposent pas nécessairement et ce couple est pris d’un étrange trouble à côtoyer les abîmes.

Quelques pas de danse pour finir

Mais que vient faire là le tango, me diriez-vous ? Il y a un paradoxe apparent à marier la concision du nordique Jon Fosse à l’exaltation brûlante de cet art. Néanmoins, cette danse et cette musique – rappelons d’ailleurs qu’il s’agit d’une composition originale, signée Matthieu Vonin, qui a pour l’occasion écrit un très beau tango – bref, la musique et la danse, le jeu très sensible des comédiens nourrissent tout ce que cette écriture a de minimaliste, lui donnent une belle ampleur lyrique. Tout en sachant laisser une place au silence, propre à la dramaturgie de la pièce. Habitude chère à Elizabeth Czerczuk, qui joue souvent des espaces en marge de la parole, ces espaces où viennent se mêler musique, danse et vidéo sans tomber dans une performance trop démonstrative et illustrative. C’est que ce choix du théâtre total est lié à la certitude que c’est cette forme qui permet de toucher le mieux le public actuel, qu’elle permet de faire appel à toute sa sensibilité. C’est que la danse et les tableaux scéniques se doivent de faire symbole, d’être un moyen de saisir ce qui dépasse les mots. Faire symbole et non pas illustrer platement le propos, jouer au grand écart entre le signe et la forme, le visible et l’invisible …

-> Petites suggestions de lecture qui pourront vous faire mieux comprendre les recherches du Théâtre Laboratoire :

- L’Âge d’or du théâtre polonais de Mickiewicz à Wyspiański, Grotowski, Kantor, Lupa, Warlikowski… (sous la direction de Grudzińska A. et Masłowski M.), Paris, Éditions de l’Amandier, 2009.

- L’envers du théâtre-Dramaturgie du silence de l’âge classique à Maeterlinck, Arnaud Ryckner, Editions Corti.

- Symbolisme et expressions de la pensée, Laurent Jeny, Editions Presses universitaires.

L'Adieu à l'Automne

♥♥♥♥♥
Très surprenant, décor sobre et recherché à la fois. Dialogues tout en non-dits, cela laisse beaucoup de place à l'interprétation personnelle de chacun
piedad de paris, Agenda Spectacles, 17 mars 2014


A vite aller voir, urgent - 10/10
Un excellent spectacle, très beau, riche en émotions, en justesse, un superbe travail dansé, une belle bande son. On entre tout de suite dans cette très touchante histoire d'amour. Dépêchez-vous, la dernière dimanche 30 à 16h. Michel, metteur en scène.
BIXENT, BilletRéduc, 29 novembre 2014

L'Adieu à l'Automne

Les Visiteurs d'un Soir - 9/10
Qui dit libre inspiration entraine forcément le public vers des desseins profonds, loués à l'image de son auteure. Elizabeth Czerczuk dévoile une création qui, par sa nature, peut fasciner ou interroger mais il n'en reste pas moins un résultat irréprochable. D'un esthétisme encensé, marié à une musique originale, évoluant harmonieusement selon les situations. On se laisse charmer par ces êtres qui défendent leurs folles intentions. Plutôt que de traduire le contenu de la pièce, je laisse plutôt aux spectateurs le soin d'en extraire sa propre lecture. Car pour ma part, si ce théâtre s'appelle Laboratoire, c'est bien parce qu'on y découvre de vrai expérience qui mérite le déplacement.
zorro, BilletRéduc, 20 décembre 2013

L'Adieu à l'Automne

Exceptionnel - 10/10
Chorégraphie, paroles scandées, mise en scène et musique forment un langage tout à fait adapté à l'essence du texte de Jon Fosse. Merci pour ce merveilleux moment d'amour !
melisemelise, BilletRéduc, 16 juin 2014


Emouvant - 10/10
Spectacle très touchant. Le mouvement des acteurs est bien calculé sur un rythme prononçant les sentiments impliqués. Jolis mise en scène et décor. On y touche des sentiments perdus. Il n'est pas évident de réussir mettre en œuvre des sentiments si délicats. J'ai aimé tout court.
Hermars, BilletRéduc, 27 mai 2014

L'Adieu à l'Automne

✪ ✪ ✪ ✪
Spectacle le cours mais d'une très grande intensité qui nous entraîne progressivement dans les profondeurs de l'âme humaine grâce à une psalmodie poétique.
Nocase, Closevent, 17 janvier 2014


✪ ✪ ✪ ✪
Elizabeth Czerczuk donne une interprétation de l’œuvre de Jon Fosse merveilleuse, respectant ces dialogues minimalistes de l'auteur ou pourtant tant de choses se passent entre les êtres (...). Après Dialogue avec l'Ange, qui va revenir à l'affiche dans qlqes mois, Elizabeth Czerczuk récidive par cette adaptation ou l'on retrouve un thème similaire cad d'amour présent-passé, de la séparation et de la mort , où elle excelle dans la mise en scène. Qui s'en plaindrait ?
                              Felix, Closevent, 15 janvier 2014

L'Adieu à l'Automne

✪ ✪ ✪ ✪
Très belle mise en scène : musique, lumières, ambiance, images... Le spectacle est beau comme un long poème qui parle du désir, de l'amour, de la mort, de séparation et de fusion. Le phrasé est étonnant. Le tango final est sublime. L'ensemble est impressionnant tant au niveau de l'émotion que de la réflexion. Il y a dans ce spectacle un vrai engagement, une prise de risque qui force l'admiration. Bravo les artistes, bravo pour cette pause qui nous ressource et nous nourrit.
BISCOTTE, Closevent, 15 juin 2014


✪ ✪ ✪ ✪ ✪
Magnifiquement danse un spectacle de qualité très belle mise en scène allez-y si vous aimez la danse le tango avec la mort est sublime.
                              VALY, Closevents, 17 février 2014

L'Adieu à l'Automne

Incantatoire et lumineux
Un vaste plateau aux éclairages rasants et une salle plongée dans la pénombre alors même qu'on y entre. Déjà, les comédiens-danseurs sont à l'œuvre. Impression de mouvement perpétuel comme le mystère de la vie, un mouvement dans lequel on se retrouve soudain embarqué, comme malgré soi. Ils y donnent corps à une adaptation, à la fois théâtrale et chorégraphique, inspirée de la pièce du Norvégien Jon Fosse, "Rêve d'Automne". Une œuvre où les êtres survivent quand tout semble depuis bien longtemps mort en eux. Un monde où le désir brille encore d'un feu qui refuse obstinément de s'éteindre dans cette nuit déjà tombée. A cet égard, il faut voir l'étonnant tango final dansé avec la mort. Incantatoire et... lumineux. A voir et revoir, obstinément. »
Richard Caisse, Théâtre Online, 15 février 2014

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